TON ROYAUME EST DE CE MONDE ©René Boiteau
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D'ici je vois par le dessus
la fièvre des chalets,
lauzes écloses qu'on pose en larges pauses.
Une lanterne éteinte pend lamentablement
d'un madrier brûlé
et la gouttière est un demi sapin creusé
et les têtes de clous attendent sur la porte
qu'on ouvre
et que grincent les gonds
sur la senteur d'herbe fauchée en pleine sève.
Il tinte un peu de joie
à même les prairies,
juste un bonheur d'enfants qui rient
et jouent et crient dans les allées.
Fabrice avance à longues enjambées
s'arrête et prie.
Dieu, que c'est beau mais quel gâchis
cette fumée en bas,
ces immondices.
Il faut garder nos arbres verts
et nos poumons. la Flatière 28/7/99© si ce poème vous a plu dites-le moi. Merci boiteau @wanadoo.fr (enlever l'espace avant @)
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La noce au Pin primé
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PRIX
" JEAN FOURNIER 2011 " Bayonne
décerné par l'Institut
Académique de Littérature Francophone,
publié
dans "le Pin, lande bretonne et douceur angevine"
et
"train de nuit 2011"
la noce au Pin
La
douceur angevine et la lande bretonne
Se joignaient dans le temps au bocage
du Pin.
Écoutez bien encor : la cloche carillonne.
On marie aujourd'hui
le fils du sacristain.
L'or
des genêts s'agite et les bleuets frémissent,
Azur et fleurs de lys aux hermines
s'unissent.
Un feu follet s'ébat, ricoche sur l'étang,
Celtique souvenir
des cortèges d'antan.
La
campagne pleureuse en deuil de ses moulins
S'enfonce en la saison aux rousseurs
des confins.
Coquelicots, bruyère annoncent la grand'messe,
Au
bourg le champ de foire a son air de festin.
Voici venir l'élue au seuil de
son destin,
La royale païse en sabots de duchesse.
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Sucé, perle de l'Erdre
Dans
ce creux de vallon où chante la nature,
Une fée ingénue avive tous les jours
Un flot d'argent qui coule et mêle ses atours
Aux suaves parfums d'une fraîche
verdure.
Les
rois ont apprécié ce havre de quiétude
Où paresse à loisir la rivière en son
lit,
Cet horizon douillet où la paix s'établit,
Ces vertes frondaisons
que l'automne dénude.
Sonne l'heure au clocher, s'envole l'alouette,
Seyants dans cet écrin, de
solides vaisseaux
D'une caresse intime effleurent les roseaux.
L'onde à l'écho du vent frissonne à la sauvette,
Le pêcheur se faufile en
patient connaisseur,
L'Erdre là-bas polit la perle du bonheur.
premier prix "Pays de Loire, connaître sa région" 26/5/1989 ©
la Flatière 27/7/99 ©
la Flatière 27/7/99 ©
si ce poème
vous a plu dites-le moi. Merci
boiteau @wanadoo.fr
Quel est ce lit de lait
qui te recouvre ce matin ?
lourdeur de fleuve
redondant
aux formes trop pesantes,
qui te cache et te domine
et
prolonge ta vivante nuit.
Tu
as bougé l'orteil
en fond de nuage
l'oreille en creux de forêt.
Là-haut rien ne paraît
c'est là-dessous que tout se joue
Un cristal
de cithare
parfum de carotte sauvage
ou pisse de cheval ou de renard
tant pis
ta narine a frémi à l'écoute
Longue
traîne voilée
à blanche mariée
gouttelette perlée
à senteur de rosée
toc d'une ardoise qui se plaint
et sue en fumeuse vapeur par là-dessus
latte du bois palpé de la main d'un couvreur
tranche de vie ôtée à la branche
vaincue
cette main blanche là-bas
s'avance en bout de bras tendu
pour écarter ou frôler
ce doux rideau soyeux
qui n'en finira pas de
s'étirer
hors d'un rêve troublé.
La
grosse couette blanche
assouvira notre amour
tout ce jour. ©
dédié à ma grand-mère :
Françoise BOITEAU épouse POTIRON
St Sulpice des Landes 1858-1946




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On
a bientôt dix ans
Pieds nus serrés L'insouciance
parfaite a envahi nos fronts, J'épanouis
mon sourire pour
toi mamie Orvault 14 avril 2000 © à mes petits cousins Pierre et Clara |
| Douce, la douce peau de tes joues, Rose tendre, et belle, et lisse. Intense et vivant, Ton regard d'avenir, profond, Pétillant, étincelant d'espoir, Et si calme, et si long. C'est bonheur de mériter ton sourire, Sur les fines lèvres de ta bouche frêle. L'amour renouvelé Passe par ces instants d'éternité. Ni phrases ni baisers N'en diront tant Qu'un regard partagé. Te voir, sans fard, Et s'asseoir, Sur le rebord du paradis, Epouser sa margelle de lierre verdoyant, Bicolore, à sève parasite. Etre pour toi simplement Objet d'art qu'on observe. S'étendre et se tendre Comme arc-en-ciel et son reflet Unissant les montagnes aux formes suaves, Touchant le bleu du lac ou le vert de tes yeux, Trace dorée de lumière, Annonce chatoyante des automnes d'à présent, Fraîche senteur de la saison, Chaude moiteur d'après l'été. Il pleut du soleil dans mon cœur et sur ton front. 12/10/98 |